Alorsque la capitale cĂ©lĂšbre le 150e anniversaire de la Commune de Paris, retour sur l’un des films les plus emblĂ©matiques de cette fameuse insurrection populaire : La Commune (Paris, 1871) du rĂ©alisateur britannique Peter Watkins. DiffusĂ© en 2000 sur la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision Arte dans ce qui est sa version originale et intĂ©grale, le film s’avĂšre, Vive la Commune ! par aplutsoc2 En ce 150° anniversaire de la naissance de la Commune de Paris, nous donnons connaissance du discours prononcĂ© ce matin, devant une centaine de personnes rĂ©unies, par Sylvain Bourdier, maire de Commentry dans l’Allier qui fut la premiĂšre municipalitĂ© socialiste du monde en 1882.discours du maire commune de Paris – Commentry 150e Anniversaire de la Commune de Paris Discours du Maire, Sylvain Bourdier Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Chers Camarades, Je vous remercie de votre prĂ©sence ce matin, malgrĂ© les conditions mĂ©tĂ©orologiques peu favorables. Il Ă©tait important, pour la municipalitĂ©, d’organiser officiellement ce rassemblement en ce 18 mars. Important pour nous, car important pour vous. Important pour les nombreux commentryens qui, fidĂšles Ă  l’histoire de notre Ville, Ă  celles et ceux qui sont passĂ©s avant nous, Ă©taient devenus orphelins, s’étaient vus privĂ©s de leur hĂ©ritage et de leur mĂ©moire collective. Ce rassemblement, la Ville de Commentry leur devait, vous le devait. Car la Commune de Paris est notre patrimoine commun. Aujourd’hui, nous renouons le fil de notre histoire. Avec l’histoire de nos ainĂ©s qui un jour, ont refusĂ© de subir et de se soumettre, Ă  Paris comme dans la CitĂ© des Forgerons et dans le monde entier. Permettez-moi de commencer en parlant d’un emblĂšme, d’une couleur, qui vient de notre passĂ© et qui reste une promesse pour l’avenir. Ce fut sur les barricades de la RĂ©volution de FĂ©vrier 1848 puis de la Commune, que le drapeau rouge devint un symbole rĂ©publicain, de progrĂšs social et de dĂ©mocratie. L’universalisme de ce drapeau va pourtant avec son rejet constant de la part de ceux qui, cumulant les pouvoirs et les privilĂšges indus, l’ont interdit ou condamnĂ©. Ne le cachons pas, le drapeau rouge est conflictuel lorsque ceux qui n’ont rien le brandissent face Ă  ceux qui ont tout. Mais c’est aussi pour cela qu’il est, Ă  Commentry plus encore qu’ailleurs, un symbole de rassemblement, d’unitĂ© et d’appartenance collective. Les conscrits de Commentry avaient coutume de dĂ©filer derriĂšre des drapeaux rouges, mais par ArrĂȘtĂ© du 27 dĂ©cembre 1890, le PrĂ©fet de l’Allier interdisait l’usage d’autres emblĂšmes que le drapeau tricolore. Les annĂ©es suivantes, les jeunes arboraient tantĂŽt un immense parapluie rouge, tantĂŽt l’emblĂšme tricolore avec inscrit Vive la RĂ©volution Sociale » sur le blanc, ou bien des rubans et des Ă©charpes rouges
 La police multiplia les procĂšs-verbaux pour tenter de mettre fin Ă  cette pratique. En 1891, le jour du 1er mai, les forces de l’ordre avaient saisi les oriflammes rouges et verts plantĂ©s sur des mats, et le Maire de Commentry avait alors Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  des amendes. L’annĂ©e suivante, le Maire se refusa Ă  supprimer les couleurs rouges mais y associa le tricolore. Les excĂšs de rĂ©pression des pratiques et des mesures municipales de Commentry n’eurent pour seule consĂ©quence que la réélection de Christophe Thivrier aux lĂ©gislatives. Juste aprĂšs les Ă©lections de 1912 encore, le drapeau tricolore Ă©tait remplacĂ© par le drapeau rouge au fronton de l’HĂŽtel de Ville. Et ce n’est pas pour rien que le blason de Commentry a le rouge pour couleur, agrĂ©mentĂ© du pic et du marteau, de l’enclume et de la lampe de mineur. Cette banniĂšre fait partie de Commentry, mais c’est un symbole national et universel. N’était-ce pas le drapeau rouge qui flottait en masse, aux obsĂšques du grand Emile Zola ? N’était-ce pas ce drapeau aussi, qui Ă©tait prĂ©sent lors de l’inauguration de la statue de la RĂ©publique, place de la Nation Ă  Paris ? Permettez-moi de reprendre les propos de Georges Rougeron, pour dire combien cet emblĂšme nous engage. Georges Rougeron disait Nous aimons Ă  penser, lorsque, le 18 mars et le 1er mai, le drapeau rouge flotte sur notre HĂŽtel de ville, que ce n’est pas seulement une tradition qui se poursuit mais un engagement qui se renouvelle afin que nos anciens n’aient pas honte de nous ». Parce qu’il est notre bien commun, le drapeau rouge va flotter de nouveau sur l’HĂŽtel de Ville, comme ce fut le cas depuis 1892, aux cĂŽtĂ©s du drapeau tricolore qui pour nous, reste celui de la glorieuse RĂ©volution Française. Voici 150 ans, dans la nuit du 17 au 18 mars 1871, Adolphe Thiers et son gouvernement monarchiste envoient la troupe reprendre aux gardes nationaux leurs armes et leurs canons, avec la volontĂ© de faire rĂ©gner l’ordre social et la paix impĂ©riale signĂ©e avec la Prusse. Comme tous grands soulĂšvements populaires, la Commune Ă©tait un mouvement dĂ©fensif de protection du peuple les quartiers ouvriers et artisanaux de Paris et leurs gardes nationaux protĂ©geaient ou reprenaient leur armement, considĂ©rant qu’avec le suffrage universel et l’instruction publique pour toutes et tous, l’armement populaire Ă©tait la garde de la libertĂ©, la garantie de la RĂ©publique. S’ensuivirent, jusqu’au 21 mai, 71 jours de crĂ©ativitĂ© sociale et dĂ©mocratique, d’innovation culturelle et humaine. Montant Ă  l’assaut du Ciel, les Communards montraient la possibilitĂ© de la dĂ©mocratie, de l’égalitĂ© de chacun dans l’exercice du pouvoir ; la possibilitĂ© de la RĂ©publique, ordre lĂ©gal de la dĂ©mocratie ; et la possibilitĂ© de l’État aux mains du peuple, sans l’armature autoritaire du bonapartisme dont la Ve RĂ©publique reste aujourd’hui marquĂ©e ; avec des Ă©lus souverains et par lĂ  responsables et rĂ©vocables, payĂ©s au salaire d’un ouvrier. Enseignement laĂŻque, fournitures scolaires gratuites, remises de loyers, suppression du travail de nuit, crĂ©ation d’orphelinats et de pensions pour les blessĂ©s, les veuves et les orphelins, coopĂ©ratives ouvriĂšres, revendication des droits des femmes, garantie de la libertĂ© de la presse, accĂšs Ă  la culture
 Voici ce que fut la Commune. Elle montrait comme une promesse au monde, la possibilitĂ© d’un rĂ©gime de justice et de fraternitĂ©, Ă  la fois rĂ©alisation concrĂšte des combats du passĂ© rĂ©volutionnaire et patriotique, et anticipation des combats Ă  venir. D’aucuns invoquent des violences de la Commune sans avouer que ces violences lui ont Ă©tĂ© imposĂ©es, consĂ©quence de l’oppression et des malheurs accumulĂ©s. Mais que dire des violences de rĂ©pression Versaillaise ? La mĂ©moire populaire a retenu la semaine sanglante ». Cette derniĂšre semaine de mai et les jours qui suivirent, le plus grand massacre europĂ©en du 19° siĂšcle fut accompli. Les historiens discutent de milliers ou de dizaines de milliers de morts. Ce qui est certain, c’est que seule la violence des Versaillais anticipait les charniers du 20° siĂšcle et la barbarie moderne. La Commune promettait une vĂ©ritable auto-administration des collectivitĂ©s locales dans l’égalitĂ© de toutes et de tous devant la loi, devant l’impĂŽt, dans l’accĂšs aux services publics et le respect de la libertĂ© de conscience par la laĂŻcitĂ©. Elle promettait une RĂ©publique de citoyennes et de citoyens libres et Ă©gaux c’est Ă  dire une RĂ©publique de travailleurs souverains, administrant dĂ©mocratiquement les grands moyens de production et d’échange nĂ©cessaires et utiles de la sociĂ©tĂ©. Nous faisons notre cette mĂ©moire. Cette question n’est-elle pas d’actualitĂ© aujourd’hui ? N’est-il pas actuel de parler de production et de distribution en masse des vaccins nĂ©cessaires, sous contrĂŽle dĂ©mocratique et scientifique, sans brevets, sans mises en concurrence entre États et trusts pharmaceutiques ? A Commentry, la mĂ©moire de la Commune se prolonge en 1882, aprĂšs que le Communard Edouard Vaillant ait apportĂ© son soutien Ă  Christophe Thivrier. L’élection de Christou fut le dĂ©but d’une longue revanche dĂ©mocratique. C’est ce mĂȘme Thivrier, dĂ©putĂ© en blouse, qui faisait signe Ă  cet hĂ©ritage en criant Vive la Commune » Ă  l’assemblĂ©e, en 1894, ce qui lui valut, refusant de retirer ses propos, d’ĂȘtre censurĂ© et exclu de force de la Chambre. La Commune appartient Ă  tous. Elle appartient Ă  toutes celles et Ă  tous ceux qui, dans le monde entier, luttent pour la dignitĂ© et la dĂ©mocratie de Tunis Ă  Alep en passant par Le Caire, de l’AmĂ©rique latine Ă  Hong-Kong et Minsk, et aujourd’hui mĂȘme, les paysans indiens ou la rĂ©sistance des peuples Birmans. La Commune appartient Ă  toutes et Ă  tous, et son drapeau n’en exclut aucun autre sauf celui de la haine. Nous commĂ©morons la Commune comme la promesse de la dĂ©mocratie rĂ©elle, ce qui ne devrait susciter la rĂ©probation d’aucun citoyen, quelque soit ses convictions. Nous faisons notre tout de cet hĂ©ritage, avec la volontĂ© d’en poursuivre modestement l’oeuvre Ă  notre niveau. Honneur aux Communards et Ă  leurs successeurs, Vive la RĂ©publique dĂ©mocratique, laĂŻque et sociale, Vive la libertĂ©, l’égalitĂ© et la fraternitĂ©, Vive la Commune ! Chers amis, la dĂ©mocratie, c’est la libre expression, si quelqu’un souhaite prendre la parole, n’hĂ©sitez pas. Par la suite, ce qui le souhaitent pourront se rendre Place de la LibertĂ©, au dĂ©but de la rue de la Commune de Paris oĂč nous dĂ©poserons une gerbe. Je vous remercie.
al'occasion de son 150e anniversaire, la maire de paris a souhaité effectivement inviter les parisiennes et les parisiens d'aujourd'hui à mieux connaßtre, ou
L’annĂ©e 2021 signe le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Rarement un Ă©pisode aussi bref aura laissĂ© une empreinte si grande. Et pas seulement en France. Dans un contexte tragique de dĂ©faite et d’occupation, la Commune fut une tentative inĂ©dite de pouvoir populaire, portĂ©e par l’espĂ©rance d’une vraie RĂ©publique », une RĂ©publique dĂ©mocratique et sociale » oĂč l’égalitĂ© et la souverainetĂ© populaire ne seraient pas de vains mots. Une gouvernance visionnaire Bien avant d’autres, au cƓur d’une guerre civile atroce qui a fini par dĂ©cimer ses partisans, la Commune de Paris a laissĂ© entrevoir ce que pouvait ĂȘtre une politique publique de l’égalitĂ©, de la citoyennetĂ© active et de l’émancipation individuelle et collective. Le Conseil de la Commune, Ă©lu le 26 mars 1871, a promu l’autonomie municipale, la sĂ©paration de l’Église et de l’État, la gratuitĂ© et la laĂŻcitĂ© de l’enseignement, pour les filles comme pour les garçons. Il a confortĂ© l’idĂ©e de l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes, ouvert l’accĂšs aux responsabilitĂ©s pour les Ă©trangers au nom de la RĂ©publique universelle ». Il a aussi affirmĂ© le droit des catĂ©gories populaires Ă  la culture et au luxe communal » et a poussĂ© plus loin qu’en 1848 l’idĂ©e du droit au travail et d’un droit social. Un condensĂ© de dĂ©mocratie Tout cela a pu avoir lieu bien que cet Ă©vĂ©nement soit inscrit dans un laps de temps extrĂȘmement court 72 jours au total. Le soulĂšvement du peuple parisien s’est produit le 18 mars 1871, la Commune a Ă©tĂ© Ă©lue le 26, installĂ©e le 28. Les premiers affrontements militaires se sont produits le 2 avril. Cette sĂ©quence fut d’autant plus brĂšve que la Commune n’a en fait commencĂ© Ă  travailler que le 29 mars et dĂ» interrompre ses sĂ©ances officielles le 21 mai. Les Ă©lus parisiens n’ont eu que 54 jours au total pour tenter de mettre en application les rĂ©formes de fond que leurs mandants appelaient de leurs vƓux. Et cela, tout en Ă©tant contraints de mener une terrible guerre d’usure qui monopolisait une grande partie des Ă©nergies militantes, mais aussi la quasi-totalitĂ© des revenus financiers de la capitale. À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune et de la parution du livre La Commune de Paris 1871 – Les acteurs, l’évĂ©nement, les lieux, l’équipe du Maitron vous propose sur son site une sĂ©rie de contenus interactifs pour arpenter le Paris de la Commune et redĂ©couvrir les biographies de ses protagonistes. Sur les 17 500 communards recensĂ©s par le Maitron figurent 150 cheminots. Thierry Roy, prĂ©sident de l’IHS des cheminots. Photo Proclamation de la commune le 28 mars 1871 place de l’HĂŽtel de ville Ă  Paris Le Monde illustrĂ© © IHS CGT des Cheminots 2021est l'annĂ©e du 150e anniversaire de la Commune de Paris. La Ville de Paris souhaite commĂ©morer cet Ă©vĂ©nement en organisant une large programmation mĂ©morielle et culturelle du 18 mars au 30 mai 2021. Commune de Paris. Barricades dans la rue de Paris, Belleville (XXme arr.), le 19 mars 1871. Dans le respect des gestes Vous pensez que, Ă  quelques rares exceptions prĂšs ‱ Les hommes politiques ne sont, au mieux que des minables et prĂ©tentieux carriĂ©ristes imbus de leurs personnes, au pire les vraies racailles de ce pays, uniquement intĂ©ressĂ©s par l'argent et le pouvoir. ‱ La sincĂ©ritĂ© des dirigeants des grands syndicats est trĂšs sĂ©rieusement sujette Ă  caution ; ‱ L'ultra-libĂ©ralisme est la nouvelle grande peste. ‱ Toutes les religions n'apportent qu’hypocrisie, haine et soumission. Elles sont presque toujours Ă  l'origine de guerres et de massacres. ‱ Vous ĂȘtes contre tous les systĂšmes autoritaires et pyramidaux! Anarchistes de tous bords, rejoignez nous pour une cohĂ©sion efficace du partage de nos valeurs !

HebdoL’Anticapitaliste - 569 (20/05/2021) À l’occasion du 150e anniversaire de l’extraordinaire expĂ©rience de la Commune de Paris il est fondamental d’en tirer un certain nombre d’enseignements. Sont dĂ©cisives les mesures qu’un gouvernement prend Ă  l’égard de la Banque centrale, des dettes des classes populaires, des dettes

Dimanche 28 mars 2021 à 820 Cette courte période de l'histoire de France 18 mars/28 mai 1871 est un des grands mythes français et au-delà et son héritage fait aujourd'hui encore débat. Pour les uns, la Commune était un repaire d'incompétents, pour d'autres elle est la 1e grande expérience de la classe ouvriÚre au pouvoir. Une histoire, 150 ans aprÚs, qui fait toujours débat Plusieurs Lorrains ont participé directement à ce mouvement, dans tous les camps. Jules Ferry, né à Saint-Dié en 1832, est alors député des Vosges et maire de Paris. TrÚs anti-communard Ferry est un homme de l'ordre, il pousse Adolphe Thiers, chef du gouvernement, à faire récupérer les canons sur la butte Montmartre. Cette opération allume la mÚche et déclenche la premiÚre grande insurrection de la Commune. Il est vrai que les Parisiens sont à bout, ils viennent de subir le siÚge des Prussiens et la famine et maintenant les mesures antisociales du gouvernement. Cette opération de récupération des canons, le 18 mars 1871, est menée par un autre Lorrain, le général Claude Lecomte, né à Thionville en 1817. C'est un échec, les soldats ne parviennent pas à reprendre possession des canons, ils sont encerclés par la foule en colÚre, certains soldats fraternisant avec la population. Le général Lecomte est capturé, la foule l'emmÚne, il est abattu d'un coup de fusil il est ainsi le premier mort officiel de l'histoire de la Commune de Paris. Georges Clémenceau, alors maire du XVIIIe arrondissement de Paris, pourtant anti-Thiers et anti-Ferry, tentera de sauver le général, en vain. Les journaux, à l'époque, jouent un rÎle considérable, dont Le Journal du Peuple, fondé par un journaliste anarchiste, Arthur Arnould, né à Dieuze en 1833. Il est aidé dans son aventure par Léon Noir, né en 1837 à Pont-à-Mousson, frÚre de Victor Noir. EugÚne Pottier, auteur de L'Internationale, est un des rédacteurs du Journal du Peuple, ainsi que Victor Hugo et Aristide Briand.

Ils’agissait de profiter de ce double 150e anniversaire (celui de la guerre de 1870-71 et celui de la Commune de Paris) pour mieux connaĂźtre ces deux Ă©pisodes dramatiques de notre Histoire, finalement peu (ou trĂšs vite) traitĂ©s dans les programmes scolaires. Partager cette page . Articles associĂ©s Tout voir. La classe dĂ©fense : visite de

Exposition Montreuil Mardi 11 mai 2021 de 11h30 Ă  15h30 PrĂ©sentation Dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration des 150 ans de la Commune de 1871, la CGT organise une sĂ©rie d’initiatives rappelant cet exceptionnel moment de lutte pour le progrĂšs social, qui s’est tragiquement terminĂ© par la semaine sanglante » et le massacre de milliers de combattants. Le 11 mai prochain, deux temps forts seront au programme. L’inauguration de l’exposition Les 72 jours de la Commune » et une rencontre-dĂ©bat en prĂ©sence de MichĂšle Audin, Ludivine Bantigny, Roger Martelli et Dugudus sous rĂ©serve.Inauguration de l’exposition Mardi 11 mai Ă  11h30, patio Georges SĂ©guy Vernissage de l’exposition Les 72 jours de la Commune » en collaboration avec le ComitĂ© d’histoire de la Ville de Paris et l’Association dse amies et aĂčmis de la Commune de Paris- Mardi 11 mai Ă  14h, espace haut cafĂ©tĂ©ria. En prĂ©sence de MichĂšle Audin, mathĂ©maticienne, Ă©crivaine. Elle a publiĂ© cinq livres ayant pour thĂšme la Commune de Paris. Ludivine Bantigny, historienne, auteure de l’ouvrage La Commune au prĂ©sent, une correspondance par delĂ  le temps. Roger Martelli, historien, co-directeur de la revue Regards, co-prĂ©sident de l’association Les amies et amis de la Commune de Paris 1871 ». Dugudus sous rĂ©serve, affichiste, illustrateur et street artiste pratiques En ces temps de restrictions sanitaires, et afin que ces initiatives puissent ĂȘtre accessibles par le plus grand nombre, celles-ci seront retransmises en direct via le site internet de la CGT ainsi que les pages Facebook de la CGT et de l’IHS CGT. Le programme en vidĂ©o Lire un autre article

Samedi29 mai 2021, une grande journĂ©e populaire pour cĂ©lĂ©brer le 150e anniversaire de la Commune de Paris 1871 Ă  l’appel de 89 organisations : À partir de 10 heures, sur la place de la RĂ©publique Ă  Paris, animations, spectacles, prises de parole, pique-nique À 14 heures, dĂ©part du cortĂšge populaire en direction du PĂšre-Lachaise et

Livre – Expo – Voyage Menu AccĂ©der au contenu Paris-50-silhouettes-grandeur-nature-pour-marquer-le-150e-anniversaire-de-la-Commune Parmiles nombreux documents Ă©ditĂ©s pour les 150 ans de la Commune, le livre de FrĂ©dĂ©ric Cuillerier-Desroches, La Victoire de la commune 18 mars 1971-28 mai 1971 se dĂ©tache du lot et vaut le dĂ©tour car il s’agit d’une uchronie. En effet l’auteur a imaginĂ© ce qui se serait passĂ© si la Commune avait eu raison du gouvernement Le 28 mai 1871 s’achĂšve la semaine sanglante, oĂč des insurgĂ©s seront notamment fusillĂ©s devant le cimetiĂšre du PĂšre Lachaise, oĂč chaque annĂ©e un hommage est rendu devant le mur des FĂ©dĂ©rĂ©s. © DRIl y a tout juste 150 ans, la Commune de Paris Ă©tait proclamĂ©e face au gouvernement central, enfui Ă  Versailles. Cet Ă©pisode d’insurrection, porteuse d’un idĂ©al de dĂ©mocratie et d’égalitĂ©, s’est en partie dĂ©roulĂ© sur le territoire de Vitry. Nous gagnĂąmes les quais, le pont Saint-Michel et l’HĂŽtel-Dieu, la prĂ©fecture brĂ»lait et chaque barricade Ă©tait pleine de cadavres. » Nous sommes le 24 mai 1871, une jeune Vitriote travaillant dans la capitale en fait cette terrible description. Ce sont les derniers jours de la Commune de Paris, mouvement de rĂ©volte populaire dont on cĂ©lĂšbre aujourd’hui le 150e anniversaire. Si cette jeune fille se dĂ©sole, elle n’est pour autant pas favorable aux communards. Elle se rĂ©jouit quand ces infĂąmes », selon ses mots, se font capturer, mĂȘme si cela signifie pour eux la mort ou l’envoi au l’opinion d’une grande partie des Vitriots de l’époque, du monde rural, d’auteurs comme George Sand ou Émile Zola. La France vient de capituler face Ă  l’Allemagne et veut la paix. Les insurgĂ©s rejettent quant Ă  eux farouchement la dĂ©cision du chef de l’exĂ©cutif, Adolphe Thiers, et de l’assemblĂ©e monarchiste de signer la soumission. Pour ces Parisiens, ce serait l’humiliation suprĂȘme aprĂšs des mois de siĂšge par les troupes allemandes. Le 28 mars, ils bloquent la tentative du pouvoir central de rĂ©cupĂ©rer les 227 canons de la capitale. Des combats sont engagĂ©s, le gouvernement s’enfuit Ă  Versailles. La Commune, gouvernement rĂ©volutionnaire, est alors proclamĂ©e, et son assemblĂ©e Ă©lue s’installe Ă  l’HĂŽtel de Ville. Soutenus par les fĂ©dĂ©rĂ©s, des bataillons de la garde nationale, les communards – dont de nombreuses femmes – tiennent des barricades un peu partout dans la jours d’autodĂ©terminationActe de rĂ©sistance patriotique face Ă  l’Allemagne, c’est aussi un mouvement de franche opposition au gouvernement, jugĂ© bourgeois et autoritaire. Un mouvement d’émancipation, porteur d’un idĂ©al tentant de traduire en actes le rĂȘve de “la Sociale”, de la population Ă  majoritĂ© ouvriĂšre de Paris. Pendant 72 jours d’autodĂ©termination, la Commune prend des dĂ©cisions tournĂ©es vers le progrĂšs social salaire minimum, limitation du travail de nuit, sĂ©paration de l’Église et de l’État, Ă©cole laĂŻque et gratuite, accĂšs Ă  l’art, reconnaissance de l’union libre, le rĂȘve prend fin dans le sang. La rĂ©pression sera sans merci. À Vitry aussi. LĂ , les fĂ©dĂ©rĂ©s se sont installĂ©s dans une fortification militaire, la redoute du Moulin-de-Saquet, d’oĂč ils peuvent dominer les villes alentour pour protĂ©ger Paris. Avec ses 8 canons, elle est reprise une premiĂšre fois par les troupes dites versaillaises » dans la nuit du 3 au 4 mai 1871, faisant de nombreux morts et prisonniers. Elle se rend de maniĂšre dĂ©finitive Ă  l’issue de la Semaine sanglante qui s’achĂšve le 28 mai sur la dĂ©faite des Parisiens et l’exĂ©cution de milliers d’entre Semaine sanglanteLa haine de Thiers et de la grande bourgeoisie pour la Commune s’exprime pleinement. 130 000 soldats sont mobilisĂ©s, dont 60 000 rendus par les prussiens qui les avaient faits prisonniers, montent sur Paris. Ils bombardent Paris sans relĂąche, provoquant des destructions innombrables et des 21 mai est le dĂ©but de la semaine sanglante ». Mille communards tombent en combattant, quinze Ă  vingt mille sont abattus sommairement. Des conseils de guerre sont organisĂ©s qui condamnent 34 952 hommes, 819 femmes et 538 enfants Ă  la prison. 4586 seront dĂ©portĂ©s en Nouvelle la Commune, il y eut la guerre contre la Prusse dĂ©clarĂ©e le 19 juillet 1870 par l’empereur NapolĂ©on III. Il s’ensuit de nombreuses dĂ©faites dont celle de Sedan. Les français humiliĂ©s se rebellent contre le chef de l’exĂ©cutif du gouvernement, Adolphe Thiers. Les Parisiens se rĂ©voltent, prennent les armes et couvrent Paris de barricades. Les ministres quittent la ville et vont rejoindre l’AssemblĂ©e nationale Ă  Versailles. DĂšs le 18 mars, le ComitĂ© central de la Garde nationale prend possession de tous les organes politiques et administratifs et organise des Ă©lections le 26 mars. Le 28 mars la Commune est proclamĂ©e. Sans attendre, elle crĂ©e neuf commissions, finances, commission militaire, justice, sĂ»retĂ© gĂ©nĂ©rale, subsistances, travail, industrie, Ă©changes, services publics, enseignement, relations infĂąmes aux hĂ©rosDepuis, les communards ont Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©s dans de nombreux esprits. Karl Marx y voit une rĂ©volution du prolĂ©tariat, le rĂ©sultat de la lutte de la classe des producteurs contre la classe des appropriateurs ».En 1936, aprĂšs la victoire du Front populaire, une manifestation de 600 000 personnes se dĂ©roule devant le mur des FĂ©dĂ©rĂ©s, au cimetiĂšre du PĂšre-Lachaise. En novembre 2016, l’AssemblĂ©e nationale vote la rĂ©habilitation des victimes de la rĂ©pression de la Commune de Paris de 1871. Du cĂŽtĂ© des gilets jaunes, certains se considĂšrent comme leurs hĂ©ritiers. Les infĂąmes », plutĂŽt des hĂ©ros !La Commune a durĂ© 72 jours pendant lesquels il y eut des bouleversements extraordinaires pour les droits des travailleurs, un salaire minimal est instaurĂ©, pas de travail de nuit dans les boulangeries, le travail doit commencer Ă  5 heures. Les amendes qui frappent les ouvriers sont interdites. Les logements vacants sont rĂ©quisitionnĂ©s. Un ministĂšre de la culture est créé, dont le ministre est Gustave Courbet il faudra attendre 1962 pour qu’il y en ait de nouveau un. Le droit de vote des Ă©trangers est institué .Les rues de Vitry Ă©grĂšnent les noms en leur hommage. Il y a les avenues de la Commune-de-Paris et du Moulin-de-Saquet, l’école Louise-Michel emblĂšme fĂ©minine du mouvement, les rues EugĂšne-Varlin, Édouard-Vaillant, Gustave-Courbet
 La rue CamĂ©linat fait rĂ©fĂ©rence Ă  ZĂ©phirin CamĂ©linat, directeur de la Monnaie de Paris de l’époque. C’est lui qui a frappĂ© la monnaie de la Commune, des piĂšces de 5 francs marquĂ©es d’un signe distinctif, un trident. Une monnaie Ă©phĂ©mĂšre, certes, mais symbole de la volontĂ© farouche des insurgĂ©s de se rĂ©approprier leur Asmar et Chrisitane Grave Exposition"Histoire de la Commune de Paris 1871". Les Archives dĂ©partementales de l'Indre accueillent jusqu'au 30 juin une exposition consacrĂ©e Ă  La Commune de Paris dont cette annĂ©e 2021 marque la commĂ©moration du 150e anniversaire. 17 panneaux prĂ©sentent la pĂ©riode de la fin du rĂ©gime du Second Empire
À Paris, une procession catholique violemment prise Ă  partie Plusieurs centaines de personnes participant Ă  une procession catholique en hommage Ă  des martyrs de la Commune ont Ă©tĂ© violemment pris Ă  partie samedi dans Paris. Capture d'Ă©cran Une procession catholique a Ă©tĂ© la cible d'agression samedi 29 mai Ă  Paris. Capture d'Ă©cran POLICE - Ils Ă©taient quelque 300 personnes Ă  dĂ©filer ce samedi 29 mai dans une procession catholique dans les rues de Paris afin de rendre hommage Ă  leurs martyrs morts pendant le massacre de la rue Haxo, le 26 mai 1871. Ce jour-lĂ , 40 gendarmes, 10 ecclĂ©siastiques et quatre civils furent exĂ©cutĂ©s par dĂ©cret de la Commune. Le rassemblement a Ă©tĂ© violemment pris Ă  partie et une plainte contre X est en cours de prĂ©paration, ainsi que le confirme au HuffPost le diocĂšse de Paris. Comme le prĂ©cisent Le Parisien et Le Figaro, la marche a Ă©tĂ© compliquĂ©e dĂšs son dĂ©part rue de la Roquette. Aux invectives et moqueries lancĂ©es depuis les terrasses se succĂšde la rencontre houleuse avec d’autres manifestants, au niveau du cimetiĂšre du PĂšre-Lachaise. Ces derniers Ă©taient venus cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire de la Commune dans un rassemblement autorisĂ© quelques heures plus tĂŽt. Comme le pointe La Croix, l’association Les Amies et amis de la Commune de Paris 1871 avait justement organisĂ© dans le quartier une grande journĂ©e pour le 150e anniversaire de la Commune. Violences et dĂ©gradations La tension a continuĂ© de monter au fur et Ă  mesure que la procession avançait. En arrivant non loin de la station de mĂ©tro MĂ©nilmontant, un groupe d’une vingtaine de personnes identifiĂ©es comme des antifascistes a alors poursuivi le dĂ©filĂ©. “Ceux-lĂ  voulaient clairement en dĂ©coudre, c’étaient des antifas”, assure un organisateur de la procession au Parisien, Ă©voquant des dĂ©gradations de rĂ©troviseurs, de banniĂšres, et d’une sono. AprĂšs les slogans “Tout le monde dĂ©teste les Versaillais! À mort les fachos!”, des jets de projectiles et des bousculades s’en sont suivis. Selon Le Figaro, deux sexagĂ©naires ont Ă©tĂ© jetĂ©s au sol et une troisiĂšme personne a dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ©e aprĂšs une blessure au crĂąne. Le policier dĂ©signĂ© pour accompagner la procession finit par s’interposer alors que la prĂ©fecture, prĂ©venue, envoie des renforts. Insuffisant, selon Le Parisien puisque le cortĂšge sera de nouveau interrompu par un groupe de plusieurs dizaines de personnes peu aprĂšs. Les manifestants catholiques sont alors forcĂ©s de se rĂ©fugier dans l’église Notre-Dame-de-la-Croix dont ils finiront par ĂȘtre exfiltrĂ©s deux par deux. Le ministre de l’IntĂ©rieur, GĂ©rald Darmanin a fait part de son soutien sur Twitter ″ La libertĂ© de culte doit pouvoir s’exercer en toute sĂ©rĂ©nitĂ© dans notre pays. PensĂ©es pour les catholiques de France”, Ă©crit notamment le ministre. À voir Ă©galement sur Le HuffPost Rencontre historique entre le pape François et de l’ayatollah Sistani en Irak
Manifestationdu POID, le 20 mars 2021 pour le 150e anniversaire de la Commune de Paris Switch to English Ń€Đ”ĐłĐžŃŃ‚Ń€Đ°Ń†ĐžŃ ĐąĐ”Đ»Đ”Ń„ĐŸĐœ ОлО ĐżĐŸŃ‡Ń‚Đ°
09 Avr 2021 Martha Grevatt revient sur le rĂŽle essentiel qu’ont jouĂ© les femmes dans la Commune dont on cĂ©lĂšbre le 150e anniversaire. En face, les bourgeois de Versailles fustigeaient ces pĂ©troleuses » pour avoir abandonnĂ© leurs devoirs fĂ©minins ». Mais les femmes de la Commune Ă©taient Ă©prises de libertĂ© et rien ne pouvait les arrĂȘter, Ă  l’instar de la remarquable Louise Michel. De toutes les nobles causes, elle soutiendra les Kanaks, les AlgĂ©riens ou encore les Vietnamiens aux prises avec l’impĂ©rialisme. IGA Ce mois de mars marque le 150e anniversaire de la fondation de la Commune de Paris. La Commune a Ă©tĂ© Ă©tablie lors d’un conflit inter-capitaliste sanglant, nommĂ© Guerre Franco-Prussienne. En 1871, les ouvriers parisiens s’étaient rĂ©voltĂ©s contre le Gouvernement français de DĂ©fense nationale, siĂ©geant Ă  Versailles, qui avait l’intention de cĂ©der une partie de la France aux troupes des envahisseurs prussiens et de leur payer une amende. Le 18 mars 1871, des femmes se sont emparĂ©es de canons appartenant Ă  la milice populaire appelĂ©e Garde nationale. La Garde refusa de faire feu sur les femmes et repoussa les tentatives des troupes versaillaises de rĂ©cupĂ©rer les canons. Alors que la Garde nationale avait le contrĂŽle de Paris, on prĂ©vit d’élire un nouveau gouvernement ouvrier, le premier de l’espĂšce. Mais la population s’inquiĂ©tait de la dĂ©fense militaire de la ville. DĂšs le premier jour, les femmes assumĂšrent toute une sĂ©rie de tĂąches, certaines traditionnelles, comme les soins aux enfants, et d’autres moins. Elles cousirent des sacs de sable – et certaines femmes aidĂšrent Ă  les entasser sur les barricades. Des femmes s’occupaient des blessĂ©s en tant qu’ambulanciĂšres. De nombreuses soignantes portaient des fusils ou des revolvers et tirĂšrent sur les troupes du gouvernement de Versailles. Il y eut de nombreuses organisations de femmes, tels les ComitĂ©s de Vigilance des femmes et l’Union des femmes pour la dĂ©fense de Paris. Ce dernier Ă©tait affiliĂ© Ă  la PremiĂšre Internationale, menĂ©e Ă  Londres par Karl Marx. Il y eut de nombreux clubs sociaux oĂč avait lieu une discussion politique. Beaucoup se tenaient dans des Ă©glises qui avaient Ă©tĂ© rĂ©quisitionnĂ©es. Certains de ces clubs Ă©taient spĂ©cifiquement rĂ©servĂ©s aux femmes. L’éducation publique fut restructurĂ©e, indĂ©pendamment de l’Église catholique, avec des Ă©coles mixtes pour filles et garçons. Des ateliers furent instaurĂ©s par les organisations de femmes, crĂ©ant des emplois pour les femmes qui fabriquaient des produits nĂ©cessaires sur le champ de bataille, y compris des cartouches et des sacs de sable. Des prĂ©posĂ©es dirigeaient les cantines militaires, assurant le ravitaillement des soldats de la Commune. Des femmes aidĂšrent Ă  mettre en Ɠuvre l’obligation Ă©dictĂ©e par la Commune que tous les hommes ĂągĂ©s de 19 Ă  40 ans s’engagent dans la Garde nationale – elles pourchassĂšrent et dĂ©masquĂšrent les resquilleurs. Elles dĂ©noncĂšrent publiquement des officiers de police et leurs Ă©pouses comme agents de Versailles. De toutes ces façons, des femmes dĂ©fendaient et promouvaient une vision d’une toute nouvelle sociĂ©tĂ©. Leur rĂȘve fut rĂ©duit Ă  nĂ©ant par une campagne de terreur qui se termina le 28 mai avec communards tuĂ©s, leurs corps empilĂ©s dans des fosses communes, et plus de arrestations. Parmi les victimes du massacre se trouvaient des passants et des enfants. Les PĂ©troleuses Le terme de pĂ©troleuse » fut inventĂ© par la bourgeoisie pour discrĂ©diter les Communardes. Celles-ci furent attaquĂ©es non seulement pour avoir abandonnĂ© leurs devoirs fĂ©minins » en tant qu’épouses et mĂšres, mais elles furent aussi accusĂ©es d’allumer les feux qui faisaient rage dans Paris pendant les derniers jours de la Commune. Alors que les charges d’incendies criminels Ă©taient largement infondĂ©es, les meneuses qui Ă©mergĂšrent de cette lutte de 72 jours, portaient bien une passion incendiaire envers l’égalitĂ© et la justice. La plus cĂ©lĂšbre de ces meneuses hors du commun fut Louise Michel, qui possĂ©dait aussi bien le talent de tenir un fusil que celui d’oratrice politique. Elle a jouĂ© de nombreux rĂŽles comme prĂ©sidente du ComitĂ© de vigilance des femmes, y compris la mobilisation des femmes pour soigner les blessĂ©s. Elle dĂ©fendit le droit des prostituĂ©es – qui n’avaient pas de travail rĂ©gulier ou devaient complĂ©ter leurs maigres revenus – Ă  servir d’infirmiĂšres. Certains hommes s’opposaient Ă  leur prĂ©sence. Alors que des milliers de personnes arrĂȘtĂ©es Ă©taient rassemblĂ©es, Louise Michel Ă©chappa Ă  la capture, mais elle se rendit en apprenant que sa mĂšre avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e Ă  sa place. On retrouvait parmi les autres dirigeantes de la Commune BĂ©atrix Excoffon, AndrĂ© Leo, Elisabeth Dmitrieff la responsable, ĂągĂ©e de 20 ans, de l’Union des Femmes, Nathalie Lemel, Anna Jaclard et Sophie Poirier. Beaucoup d’entre elles, comme Louise Michel, furent jugĂ©es et condamnĂ©es Ă  de lourdes peines, y compris le bannissement dans une forteresse, des travaux forcĂ©s Ă  perpĂ©tuitĂ©, des annĂ©es d’emprisonnement ou l’exil dans des colonies pĂ©nitentiaires françaises, notamment la Guyane colonisĂ©e par les Français, en AmĂ©rique du Sud et la Nouvelle-CalĂ©donie, dans l’ocĂ©an Pacifique. Beaucoup de ces femmes exceptionnelles ne manifestĂšrent aucun remords lors de leur procĂšs. Michel a, mĂ©morablement, dĂ©clarĂ© Ă  la Cour Je vous appartiens. Prenez ma vie si vous la voulez ». Elle fut bannie dans une forteresse de Kanakry. Lemel a tĂ©moignĂ© sans s’excuser J’ai Ă©tabli un manifeste avec quatre autres femmes. J’ai coopĂ©rĂ© pour construire des barricades ». Sa sentence fut la mĂȘme que celle de Michel Edith Thomas, Les PĂ©troleuses ». Parmi les nombreuses femmes moins connues, qui furent aussi jugĂ©es et condamnĂ©es, il y avait des relieuses, couturiĂšres, cartonniĂšres, fabricantes de lacets, prostituĂ©es et femmes au foyer. Les ouvriĂšres avaient formĂ© la base de l’Union des Femmes et des ComitĂ©s de Vigilance. SolidaritĂ© anti-coloniale Louise Michel appuya en 1871 la rĂ©volte de AlgĂ©riens contre le pouvoir français. Elle fraternisa avec les rebelles qui, en mĂȘme temps que communards, Ă©taient exilĂ©s Ă  Kanakry. Michel embrassa la cause des indigĂšnes kanaks, apprenant leur langue et utilisant ses talents d’enseignante pour offrir l’éducation aux enfants et aux adultes. Elle supporta le soulĂšvement de 1878 contre le vol des terres sous la politique française de cantonnement ». Son leader, le Chef Atai, fut parmi les tuĂ©s quand la France rĂ©prima la rĂ©bellion. Les Kanaks recherchaient la mĂȘme libertĂ© que nous avions cherchĂ©e lors de la Commune », Ă©crivit Michel. On se souvient encore de sa solidaritĂ© Ă  Kanakry, oĂč une Ă©cole primaire est nommĂ©e en son honneur. Nic Maclellen, Louise Michel ». En 1880, une amnistie gĂ©nĂ©rale fut accordĂ©e Ă  tous ceux qui avaient Ă©tĂ© condamnĂ©s en connexion avec la Commune de Paris. AprĂšs son retour Ă  Paris, Michel co-prĂ©sida une confĂ©rence rĂ©clamant l’amnistie pour les rebelles algĂ©riens. Elle condamna l’agression impĂ©rialiste française Ă  Madagascar et au Vietnam. En aucune maniĂšre, je n’aurais pu m’empĂȘcher de sacrifier ma vie Ă  la rĂ©volution », Ă©crivit Michel dans ses MĂ©moires. L’esprit de 1871 est toujours vivant ! Source Workers World Traduit de l’anglais par pour Investig’Action
LaCommune de Paris. L’annĂ©e 2021 marque le 150e anniversaire de la Commune de Paris, un Ă©vĂ©nement historique avec lequel la population locale a repris les rĂȘnes de la ville aprĂšs la dĂ©faite de l’armĂ©e française lors de la guerre franco-prussienne de 1870. La rĂ©volte rĂ©volutionnaire a commencĂ© en mars 1871 et n’a durĂ© que

150e anniversaire de la Commune de Paris, 18 mars – 28 mai 1871 Glorieux fourrier d’une nouvelle sociĂ©tĂ© La cause de la Commune est celle de la rĂ©volution sociale, celle de l’émancipation politique et Ă©conomique totale des travailleurs, celle du prolĂ©tariat mondial. Et en ce sens, elle est immortelle. » – V. LĂ©nine ‱ Glorieux fourrier d’une sociĂ©tĂ© nouvelle ‱ Lettre Ă  Ludwig Kugelmann Extrait – Karl Marx ‱ Les enseignements de la Commune – V. LĂ©nine ‱ À la mĂ©moire de la Commune – V. LĂ©nine ‱ L’expĂ©rience de la Commune de Paris 1871 – V. LĂ©nine ‱ La Semaine sanglante de la Commune 21-28 mai 1871 ‱ Chansons de la Commune de Paris

Vivela Commune ! par aplutsoc2. En ce 150° anniversaire de la naissance de la Commune de Paris, nous donnons connaissance du discours prononcé ce matin,
Rencontre Montreuil 11 mai 2021 Table-ronde dans le cadre du 150e anniversaire de la Commune de 1871, animĂ©e par Gilbert Garrel, prĂ©sident de l’IHS CGT. PrĂ©sentation Dans le cadre du 150e anniversaire de la Commune de 1871, la CGT et l’IHS CGT ont organisĂ© le 11 mai 2021 une table-ronde en prĂ©sence de plusieurs auteur-e-s. Avec la participation de MichĂšle Audin, mathĂ©maticienne et Ă©crivaine ; Ludivine Bantigny, historienne et Roger Martelli, historien, prĂ©sident des Amies et Amis de la Commune de Paris. Regarder et Ă©couter la table-ronde Lire un autre article
150eanniversaire de la Commune de Paris ! 1 juin 2021 Vertuis Aucun commentaire Le week-end du 29 et 30 mai, nous étions à Paris avec les amies et amis
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— 20 Mai 2021 — appel Cette annĂ©e, nous commĂ©morons le 150 e anniversaire de la Commune de Paris qui a eu lieu du 18 mars 1871 au 28 mai 1871. Suite au travail de recherche sur des femmes de la Commune, le GAF, Groupe d’Actions FĂ©ministes de Besançon vous invite Ă  dĂ©couvrir les portraits de ces communardes lors d’une manifestation le 28 mai, dernier jour de la Semaine sanglante. Ces portraits et autres affiches sur la Commune seront accrochĂ©s le long du parcours. La Chorale Rouge et Noir souhaitant aussi commĂ©morer cette insurrection populaire, nous dĂ©ambulerons ensemble. Ce sera l'occasion d'entendre des chants rĂ©volutionnaires Ă©crits pendant ou sur la Commune. Vendredi 28 mai 2021, Rassemblement Ă  17h00 place Bacchus, DĂ©part Ă  17h15 puis nous descendrons vers le centre ville ArrĂȘts pont Battant, place de la RĂ©volution, Place Pasteur, place du 8 septembre. Merci de faire passer l'info. Vive la Commune et les Communardes ! Pour ĂȘtre informĂ© des derniers articles, inscrivez vous CĂ©lĂ©brationdu 150e anniversaire de la Commune de Paris Lydia Samarbakhsh, membre du ComitĂ© exĂ©cutif national, responsable du dĂ©partement
Passer au contenu La communePrĂ©sentation de la CommunePlanLa MairieLes Ă©lusConseils municipauxConseils de quartiersServices municipauxOrganigrammeDirection GĂ©nĂ©rale des ServicesCabinet du MaireService communicationDirection des Services TechniquesSport, environnement et jeunessePolice MunicipaleRessources HumainesService des FinancesÉtat civil et affaires scolairesPatrimoine FoncierApplication du Droit des Sols ADS et organismes extĂ©rieursProvence Alpes AgglomĂ©rationAutresVie pratiqueServices administratifsActes et documentsÉtat civilÉlectionsDĂ©marches entreprises travaux domaine publicRĂšglementationsLes cimetiĂšresSĂ©curitĂ© – Protection de la populationUrbanismeImpĂŽts et taxeEau et Assainissement SIEAMDDĂ©veloppement durable et environnementCollecte, traitement des dĂ©chetsÉducation Enfance JeunesseLes Ă©colesAutour de l’écoleRestaurant scolaireGarderies – Accueil pĂ©riscolaireMercredis pĂ©riscolaires 3-11 ansAccompagnement Ă  la ScolaritĂ©Petite enfanceEnfanceAccueil de loisirs Vacances 3-10 ansSĂ©jours de vacancesJeunesseLoisirsAccueil de loisirs Vacances 3-11 ansSĂ©jours de vacancesInformation – InsertionService Enfance JeunesseFamilleSolidaritĂ©CCASAutres organismesLogements sociauxPermanencesAssociations Ă  caractĂšre socialTourisme, sport & cultureOffice de Tourisme Val de DuranceHistoire & patrimoineCultureAnimationsSportJumelageVie associativeÉconomiePĂŽle industriel de Saint-AubanZone d’ActivitĂ©s des BlĂąches GombertAgricultureForĂȘt communalePortail familleContact CommĂ©moration de la Commune de Paris Ă  ChĂąteau-Arnoux-Saint-Auban CommĂ©moration de la Commune de Paris Ă  ChĂąteau-Arnoux-Saint-Auban CommĂ©moration de la Commune de Paris Ă  ChĂąteau-Arnoux-Saint-Auban. Afin de commĂ©morer le 150e anniversaire de la Commune de Paris, de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques se sont rĂ©unies samedi 22 mai devant le Monument aux Morts pacifiste de ChĂąteau-Arnoux-Saint-Auban. Francine OBELISCO, Maire-Adjointe reprĂ©sentant le Maire empĂȘchĂ©, a prononcĂ© une allocution de bienvenue en se fĂ©licitant que notre commune ait Ă©tĂ© choisie pour cette commĂ©moration unique dans le dĂ©partement. AprĂšs avoir rappelĂ© les principales dĂ©cisions des Ă©lus communards, Madame OBELISCO a insistĂ© sur le caractĂšre dĂ©mocratique du fonctionnement des Ă©lus de la Commune de Paris. En dĂ©cidant que les Ă©lus seraient rĂ©vocables Ă  tout moment, et en liant ses dĂ©libĂ©rations Ă  la volontĂ© exprimĂ©e par les Parisiens rĂ©unis rĂ©guliĂšrement grĂące Ă  une intense activitĂ© associative, La Commune de Paris en 1871 a inspirĂ© et inspire toujours les dĂ©mocrates comme Ă  ChĂąteau-Arnoux-Saint-Auban, oĂč la MunicipalitĂ© s’efforce de mettre en place des structures de concertation et de dĂ©libĂ©ration avec toute la population. Page load link
GeorgeSand, le Parti du peuple de Jean-Claude Sandrier a Ă©tĂ© rééditĂ© derniĂšrement. En ce dĂ©but d’annĂ©e, 2021 Ă©tant le 150e anniversaire de la Commune de Paris, Georges Buisson vient de publier George Sand et la Commune de Paris, des jours sans lendemain aux Ă©ditions L’Harmattan, collection Amarante. Ce passionnĂ© de George
DerniĂšre rĂ©volution du XIXe siĂšcle et symbole d'une histoire populaire tragique, la Commune de Paris a Ă©clatĂ© le 18 mars 1871 dans la capitale. Objet de nombreuses commĂ©morations, cet Ă©vĂ©nement, qui s'est achevĂ© dans un bain de sang, suscite toujours autant de tensions au sein de la sphĂšre politique. "Pourquoi ne se donnerait-on pas la main, par-dessus toutes nos misĂšres d'homme et de citoyen et pourquoi, en ce moment solennel, n'essayerait-on pas d'arracher le pays oĂč l'on est frĂšre par l'effort et le danger Ă  cette incertitude Ă©ternelle qui permet aux aventuriers de toujours rĂ©ussir et oblige les honnĂȘtes gens Ă  toujours trembler et souffrir ! La fraternitĂ© a Ă©tĂ© reine l'autre jour devant les canons et sous le grand soleil. Il faut qu'elle reste reine". Dans son Ă©dition du 22 mars 1871, Le Cri du Peuple, fondĂ© par Jules VallĂšs, exalte la Commune de Paris, cette insurrection qui a Ă©clatĂ© quatre jours plus tĂŽt, aprĂšs la dĂ©faite française face Ă  la Prusse. Soumis Ă  135 jours de siĂšge, les Parisiens ne digĂšrent pas la capitulation. Ils sont 1,7 million enfermĂ©s dans la capitale, qui a essuyĂ© des bombardements, sans travail et affamĂ©s pour certains d'entre eux. Alors qu'Adolphe Thiers, qui dirige le gouvernement provisoire, dĂ©cide de reprendre sur la Butte Montmartre les canons de la Garde nationale payĂ©s par souscription des Parisiens pour se dĂ©fendre contre les Prussiens, la foule s'y oppose. La population s'en prend aux reprĂ©sentants supposĂ©s du gouvernement, Ă©lĂšve des barricades et fraternise avec la troupe. Deux gĂ©nĂ©raux sont tuĂ©s. Thiers ordonne le dĂ©part des soldats et des fonctionnaires de Paris et s'enfuit Ă  Versailles. Le ComitĂ© central de la Garde nationale s'installe Ă  l'HĂŽtel de Ville et organise huit jours plus tard l'Ă©lection d'un Conseil municipal. C'est la naissance de la Commune. Vue gĂ©nĂ©rale du parc d'artillerie de la Butte Montmartre le 18 mars 1871. L'ordre de saisir ces piĂšces d'artillerie pour dĂ©fendre Paris fut Ă  l'origine de l'insurrection de la Commune. AFP - - À l'opposĂ© du Cri du Peuple, dans les pages du journal Le Gaulois datĂ© du 20 mars, la description de la journĂ©e du 18 mars est sensiblement diffĂ©rente "Des forcenĂ©s Ă  Montmartre ont passĂ© par les armes deux gĂ©nĂ©raux, ClĂ©ment Thomas et Lecomte. Ce n’est plus de lĂ  de l’insurrection, c’est de l’assassinat. 
 Mais d’oĂč viennent ces meurtriers obscurs qui vous condamnent au passage et vous fusillent ? Au nom de quelle justice, en vertu de quel pouvoir agissent-ils ? L’égarement politique va-t-il jusqu’à cette sauvagerie ?".DĂšs les premiers jours de cette rĂ©volte contre le gouvernement des quartiers populaires du nord et de l’est de la capitale, anti et pro communards se dĂ©chirent. Cent cinquante ans aprĂšs cet Ă©pisode marquant de l’histoire parisienne, qui se solda par "la semaine sanglante" et la mort de 7 000 Ă  20 000 personnes selon les estimations, les querelles sont loin d’ĂȘtre Ă©teintes. Lors d’un rĂ©cent Conseil de Paris, le 3 fĂ©vrier dernier, les Ă©lus de la capitale se sont Ă©charpĂ©s autour des commĂ©morations. Comme le rapporte Le Monde, l'Ă©lu LR du 18e arrondissement Rudolph Granier a dĂ©noncĂ© les hommages prĂ©vus par la mairie en rappelant "les incendies de la Commune qui ont ravagĂ© des pans entiers de la capitale", tandis qu’Antoine Beauquier, un proche de Christine Boutin, Ă©lu du 16e arrondissement, a continuĂ© l’offensive contre "ceux qui prirent en otage et assassinĂšrent les dominicains d’Arcueil venus ramasser les blessĂ©s sous l’emblĂšme de la Croix-Rouge". En rĂ©ponse, l’élue communiste RaphaĂ«lle Primet a, au contraire, mis en avant "la rĂ©volution la plus moderne, la plus large et la plus fĂ©conde de toutes celles qui ont illuminĂ© l’histoire". Une photo prise le 18 mars 1871 d'une barricade au coin de la rue d'Allemagne, aujourd'hui avenue Jean JaurĂšs et du boulevard de SĂ©bastopol. AFP - - "PrisonniĂšre d’enjeux de mĂ©moire"L’historien Michel Cordillot, coordinateur de l’ouvrage "La Commune de Paris 1871. Les acteurs, l’évĂ©nement, les lieux" Les Ă©ditions de l’Atelier, n’est pas surpris par cette levĂ©e de boucliers de la droite parisienne. "L’histoire de la Commune a Ă©tĂ© depuis le dĂ©but prisonniĂšre d’enjeux de mĂ©moire", rĂ©sume-t-il. "La Commune a toujours fait l’objet d’enjeux idĂ©ologiques qui Ă©taient liĂ©s Ă  la situation politique en France et dans le monde. Son interprĂ©tation a Ă©tĂ© distordue pour lĂ©gitimer, dans un certain nombre de cas, des lignes politiques. Les passions ne se sont pas Ă©teintes". Ce spĂ©cialiste de la Commune rappelle qu’elle a eu sa "lĂ©gende noire" juste aprĂšs l’évĂ©nement "Au cours de l’annĂ©e qui a suivi, il y a eu un dĂ©versement absolument incroyable de littĂ©rature anti-communarde grossiĂšre pour ne pas dire stupide. Elle prĂ©sentait les communards comme la lie de la sociĂ©tĂ© et une bande de dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s". Parmi ces plumes hostiles au soulĂšvement populaire, on retrouve les grands Ă©crivains de l’époque, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet ou encore George Sand. Du cĂŽtĂ© de ceux qui sympathisent avec ses idĂ©aux, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine ou encore Victor Hugo font figure d’exception. Mais plus tard, c’est au tour de "la lĂ©gende rouge" de revisiter cet Ă©pisode de l’histoire. "Elle est venue contrer la lĂ©gende noire avec notamment une inflation du chiffre des morts et des cĂ©lĂ©brations totalement acritique de la Commune", explique Michel Cordillot. "On lui a retirĂ© sa dimension subversive rĂ©volutionnaire"De nos jours, cette rĂ©cupĂ©ration politique est toujours aussi vivace. De tous bords, Ă  droite comme Ă  gauche, chacun se rĂ©approprie cet Ă©vĂ©nement qui ne dura pourtant que 72 jours. "C’est assez Ă©tonnant car il y a eu des tentatives, ces derniĂšres annĂ©es, d’intĂ©grer la Commune au patrimoine rĂ©publicain", note l’historienne Ludivine Bantigny. "On lui a retirĂ© sa dimension subversive rĂ©volutionnaire. En 2003, le prĂ©sident du SĂ©nat, Christian Poncelet, de tradition chiraquienne, avait imposĂ© une plaque dans les jardins du Luxembourg en hommage aux morts massacrĂ©s de la Commune. On avait mĂȘme vu les lectrices du Figaro Madame dĂ©signer Louise Michel une militante anarchiste, figure de la Commune, NDLR comme l’une de leurs hĂ©roĂŻnes prĂ©fĂ©rĂ©es !", souligne l’auteure de "La Commune au prĂ©sent. Une correspondance par-delĂ  le temps" La DĂ©couverte.Plus rĂ©cemment, de Nuit debout aux Gilets jaunes, en passant par les ZAD, les rĂ©fĂ©rences Ă  la Commune se sont multipliĂ©es. "Il y a une recrudescence de son intĂ©rĂȘt et de sa mĂ©moire. Je pense que c’est liĂ© Ă  l’effervescence autour des 'Communs', qui prĂŽnent une dĂ©mocratie directe par des assemblĂ©es populaires. Le capitalisme et le nĂ©olibĂ©ralisme sont de plus en plus contestĂ©s y compris dans une partie de la jeune gĂ©nĂ©ration", estime Ludivine Bantigny. Pour cette historienne, il existe ainsi des correspondances entre cette pĂ©riode et ce qu’il se passe aujourd’hui. "Les hommes et les femmes de cette Ă©poque ont des choses Ă  nous dire par-delĂ  le temps. Toutes les rĂ©flexions qu’ils ont menĂ©es sur tellement de sujets restent d’actualitĂ© la place des femmes, la dĂ©mocratie, l’art, la culture, le travail, le partage des tĂąches etc
", Ă©numĂšre-t-elle. "Cela rĂ©sonne aujourd’hui Ă  un moment oĂč il y a un peu moins de confiance dans le personnel politique et alors que les promesses ne sont pas tenues. Cela fait revivre les espoirs de l’époque". DignitĂ©, justice sociale, Ă©mancipation, Ă©galitĂ© la Commune prĂ©sente et vivante. Archives Ă  l'appui, ce livre qui sort aujourd'hui se compose de lettres aux femmes et aux hommes qui l'ont faite, comme si on pouvait leur parler encore - du prĂ©sent et du passĂ©đŸ–€ Photos & extraits— Ludivine Bantigny Ludivine_Bantig March 4, 2021 Pour cette spĂ©cialiste de la Commune, il est donc nĂ©cessaire de commĂ©morer le 150e anniversaire de cet Ă©vĂ©nement "qui a Ă©tĂ© trĂšs en avance dans bien des domaines". Un avis partagĂ© par sa consƓur Laure Godineau. "L’intĂ©rĂȘt autour de cette pĂ©riode nous dit peut-ĂȘtre quelque chose sur le questionnement qu’on peut avoir aujourd’hui sur ce qui se passe politiquement et sur ce que doit ĂȘtre notre rĂ©publique et notre dĂ©mocratie", dĂ©crit l’auteure de "La Commune de Paris, par ceux qui l'ont vĂ©cue Éditions Parigramme". "Les commĂ©morations nous permettent aussi de rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu’il s’est passĂ© en 1871. On connaĂźt de la Commune un certain nombre de choses, les barricades, Louise Michel, le 18 mars, la semaine sanglante, mais en rĂ©alitĂ© sur ce qu’ont Ă©tĂ© les communards et les communardes, il y a parfois une trĂšs grande imprĂ©cision". Au-delĂ  des querelles mĂ©morielles politiques, cette historienne espĂšre donc que ces commĂ©morations seront l’occasion d’enrichir le dĂ©bat historiographique. Pour preuve, dans les librairies, les publications fleurissent Ă  l’approche de cet anniversaire. La recherche ne cesse de se renouveler. "On s’intĂ©resse beaucoup dĂ©sormais au local, Ă  l’histoire au ras du sol, mais aussi Ă  ce qui s’est passĂ© Ă  cette pĂ©riode sur l’ensemble du territoire national", se fĂ©licite Laure Godineau. "C’est toujours nĂ©cessaire de connaĂźtre notre histoire. Il ne s’agit pas forcĂ©ment d’en tirer des leçons, mais de rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu’a Ă©tĂ© cette rĂ©volution, aux violences et Ă  la rĂ©pression qu’elle a engendrĂ©es, tout en Ă©vitant les anachronismes. La Commune s’est dĂ©roulĂ©e au 19e siĂšcle", rappelle-t-elle. LAQUESTION : Qu’est-ce qu’une bonne Ă©cole ? PARTAGER. Promotions ENF; Promotions ENG; EN Mixte; Vie quotidienne; Traditions normaliennes ritualisĂ©es. Bizutage et rites humiliants; Chants normaliens; La Cote; Le PĂšre Cent; Cabinet des curiositĂ©s normaliennes; FĂȘtes normaliennes; Musique et sports; COMMUNIQUER. Cette annĂ©e se dĂ©roule le 150e anniversaire de la Commune de Paris, ce mouvement insurrectionnel, qui se dĂ©roula, essentiellement, dans la capitale, et constitua un moment clef de l'Histoire, un espoir, bref mais intense, d'Ă©mancipation, de transformations sociales, et de revendications politiques, pour combattre les relents rĂ©actionnaires et rĂ©trogrades de certains dirigeants de l'Ă©poque. L'intĂ©rĂȘt de la Commune fut double, Ă  l'Ă©poque d'une part, tĂ©moigner de l'injustice notable de certaines politiques menĂ©es, au moment de l'Empire; d'autre part, constituer une source d'inspiration dĂ©cisive pour de nombreux mouvements sociaux et pour la gauche, en France et dans le monde, dans les dĂ©cennies et le siĂšcle qui s'en sont suivies, pour penser des politiques de transformations sociales, dont se revendiquent encore aujourd'hui de nombreux citoyens. Jean Pierre AzĂ©ma et Michel Winock, dans "Les Communards", Le Seuil 1964, collection Tempus, et Édith Thomas, dans "les PĂ©troleuses", Gallimard, 1963, collection Folio, nous retracent, de maniĂšre historique, avec toute la minutie et la prĂ©cision chronologique qui s'imposent, le dĂ©roulement, en quelques mois, de ce mouvement social trĂšs intense, dont le prĂ©texte prĂ©texte fut, dans le paysage politique, la guerre entre la France et la Prusse. La capitulation de la premiĂšre, et l'incurie des dirigeants de l'Ă©poque, dont Adolphe Thiers, notamment, dont la politique ne se dĂ©marquaient pas vraiment de la politique impĂ©riale et impopulaire de NapolĂ©on 3. Du 19 Juillet 1870, date de la dĂ©claration de guerre entre la France et la Prusse, jusqu'Ă  l'Ă©crasement de la Commune de Paris, qui prit fin le 28 Mai 1871, se trouve expliquĂ©es les causes de ce renversement inĂ©dit et soudain des valeurs, en phase avec les idĂ©aux et les dĂ©bats intenses qui agitĂšrent la RĂ©volution Française, mais Ă©galement les forces politiques de gauche en mouve-ment, pendant cette pĂ©riode. Si la RĂ©publique fut proclamĂ©e le 4 Septembre, les conditions de la capitulation humiliante, le 28 Janvier 1871, consentie par l'armĂ©e française, qui dut cĂ©der 5 millions de francs, ainsi que l'Alsace et la Lorraine, et les conditions de siĂšge effroyables subies par la population parisienne, et l'incapacitĂ© manifeste du gouvernement de l'Ă©poque Ă  prendre des mesures fortes pour soulager le peuple de Paris d'une famine endĂ©mique et du froid hivernal, causĂšrent cette rĂ©volte irrĂ©pressible et dĂ©cisive des forces de progrĂšs contre les puissances rĂ©actionnaires. Ainsi, une "chambre conservatrice", aprĂšs des Ă©lections, se met en place, mais l'idĂ©e de la Commune avait germĂ©, dĂšs les premiers pas de la proclamation de la RĂ©publique, pour marquer une rupture nette et franche avec l'Empire. Le gouvernement trĂšs vite se refuse Ă  prendre la mesure de la situation, et n'organise pas la "rĂ©quisition" alimentaire pourtant nĂ©cessaire, se refuse Ă  prononcer un "moratoire" indispensable sur les loyers, et impose la remise de ceux-ci Ă  des "commerçants ruinĂ©s". Pire mĂȘme, le rationnement s'organise cyniquement par le marchĂ© noir de fait, qui rend l'accĂšs alimentaire inaccessible aux plus dĂ©munis, alors que des zones d'abondance scandaleuses persistent paradoxalement localement. De la sorte, le pouvoir rĂ©actionnaire de Thiers, pourtant Ă©lu le 2 FĂ©vrier, se retrouvera, trĂšs vite chassĂ© Ă  Versailles, incarnation symbolique de l'Ancien RĂ©gime liberticide, lĂ  oĂč s'Ă©tait installĂ© les prussiens, devant lesquels il avait si vite capitulĂ©. Michel Winock et Jean Pierre AzĂ©ma, d'une part, Édith Thomas, de l'autre, retracent les Ă©vĂšnements qui permirent briĂšvement aux communards et communardes, de prendre le contrĂŽle des opĂ©rations et proposer des transformations rĂ©volutionnaires, dans le dĂ©bat public, tant dans le domaine social, mais aussi Ă©ducatif, Ă©conomique, et dans la vie citoyenne. Cet exercice de "dĂ©mocratie directe", telle que Rousseau l'avait envisagĂ© dans le "Contrat Social", fut expĂ©rimentĂ© par les communards de la constitution de la Garde Nationale, qui marcha, une premiĂšre fois sur l'HĂŽtel de Ville, le 28 Janvier, jusqu'Ă  la fin de cette expĂ©rience de dĂ©mocratie citoyenne, le 28 Mai, en passant par la prise dĂ©cisive de l'HĂŽtel de Ville, le 18 Mars, les parisiens connurent un Ă©pisode inĂ©dit d'expression et d'intense activitĂ© dĂ©mocratiques, avec la prĂ©sence de membres Ă©lus, la constitution de commissions finances, Ă©ducation, guerre, etc, et la crĂ©ation de clubs en tous genres foisonnant comme pendant la pĂ©riode la plus active de la RĂ©volution française "Union des femmes", "comitĂ© de vigilance des femmes de Montmartre", le "club des prolĂ©taires". Cette agitation fut propice Ă  de nombreux dĂ©bats auxquels se livrĂšrent les communards, et le caractĂšre spontanĂ© et horizontal de ces dĂ©bats en donnĂšrent un caractĂšre dĂ©mocratique et rĂ©volutionnaire. Les discussions portĂšrent notamment sur l'orientation socialiste ou anarchiste ou autoritaire, voire dictatoriale Ă  donner Ă  ce mouvement social, et sur la nĂ©cessitĂ© d'organiser les libertĂ©s publiques et/ou de les rĂ©primer. La Commune de Paris retrouva ainsi les grandes lignes de discussion qui agitĂšrent la RĂ©volution française, et notamment les grandes lignes de fracture entre les "montagnards", nĂ©cessairement "jacobins", et partisans d'une RĂ©publique "une et indivisible", et les girondins, partisans, au contraire, d'une "vision locale, dĂ©centralisĂ©e, autonome du pouvoir central", diffĂ©renciĂ©e, telle que se rĂ©clamait finalement le mouvement communaliste. D'autre part, la Commune de Paris fit Ă©merger des personnalitĂ©s trĂšs diverses, donnant une place importante et une expression remarquable, Ă  l'ensemble des catĂ©gories socioprofessionnelles de la population, dans toutes leur diversitĂ© ainsi Charles Delescluze, montagnard d'Ăąge mĂ»r, cherchait Ă  s'inspirer de la Constitution de 1793, et prĂŽnait la nĂ©cessitĂ© de manifester Ă  "mains nues" contre l'ennemi versaillais, probablement par idĂ©alisme. Ou encore EugĂšne Varlin, "l'ouvrier relieur", qui participa Ă  des grĂšves, tout en adhĂ©rant Ă  "l'Internationale de 1864". Ou encore Jules VallĂšs, l'Ă©crivain, et fils d'intellectuels, engagĂ©, politiquement, dĂšs le coup d'État de 1851, et auteur d'une trilogie biographique, "l'enfant", "le bĂąchelier", "l'insurgĂ©", tĂ©moignant de son engagement pour la Commune de Paris. Ou encore le poĂšte Jean Baptiste ClĂ©ment, auteur du "Temps des Cerises", et en l'honneur duquel le chanteur Jean Ferrat fit une chanson. Mais encore, le peintre rĂ©aliste Gustave Courbet, qui proposa d'abattre la Colonne VendĂŽme, symbole, selon lui, de l'oppression impĂ©riale. Enfin Blanqui, athĂ©e et partisan d'une Ă©cole laĂŻque, gratuite et obligatoire. Entre les mesures d'urgence qui s'imposĂšrent pour soulager la souffrance du peuple de Paris moratoire d'un ou de plusieurs loyers pour les parisiens, du fait de la situation alimentaire et sanitaire catastrophique, la distribution de pensions de veuvage aux femmes des membres de la garde nationale tuĂ©s dans les combats, distribution gratuite des biens cĂ©dĂ©s au Mont de PiĂ©tĂ©, aux indigents, la Commune fut Ă©galement l'occasion de discussions acharnĂ©es sur la volontĂ© de pratiquer la "sĂ©paration de l'Église et de l'État", avec la volontĂ© de retirer aux congrĂ©gations religieuses, le monopole de l'enseignement notamment, et de s'orienter progressivement vers un État laĂŻc, ce qui annonçait les lois de Jules Ferry, et la loi de 1905. De mĂȘme, de nombreuses questions furent dĂ©battues, sans ĂȘtre rĂ©solument, comme la nĂ©cessitĂ© d'Ă©largir la "libertĂ© de la presse" ou de la restreindre, notamment vis-Ă -vis des journaux "rĂ©actionnaires". La nĂ©cessitĂ© de donner au nouveau pouvoir une orientation volontairement autoritaire, comme le souhaitaient les courants communistes, ou au contraire une orientation libertaire courants socialistes, anarchistes. Enfin, outre cette relative libertĂ© et spontanĂ©itĂ© des discussions entreprises, dans cet exercice de dĂ©mocratie directe inĂ©dite, la diversitĂ© des acteurs en prĂ©sence, et l'absence de systĂšme pyramidal qui y prĂ©valait, la Commune se caractĂ©rise Ă©galement, de maniĂšre singuliĂšre, par le poids pris par l'engagement dĂ©cisif des femmes. Si celles-ci durent affronter, pendant ce mouvement social, les prĂ©jugĂ©s inexcusables de la presse versaillaises qui les dĂ©crivaient comme des personnes "avides de sang", "animĂ©es par la paresse", mais Ă©galement par le regard condescendant de leurs collĂšgues insurgĂ©s masculins, comme "Marx", qui bien que n'Ă©tant pas prĂ©sent sur place, et commentant l'Ă©vĂšnement politique de l'extĂ©rieur, voient dans l'engagement des communardes des "cocottes ayant retrouvĂ© la piste de leurs protecteurs, Ă  savoir, la famille, la religion, et surtout la propriĂ©tĂ©", elles ne lĂ©sinĂšrent pas nĂ©anmoins sur l'engagement citoyen si la Commune ne porta pas prĂ©cisĂ©ment au devant de la scĂšne des revendications fĂ©ministes proprement dit, hormis la nĂ©cessitĂ© de se dĂ©clarer partisan du travail des femmes, comme Marx, Ă  la diffĂ©rence de Proudhon, qui y Ă©tait opposĂ©, ou encore la nĂ©cessitĂ© de favoriser une dignitĂ© salariale pour la gente fĂ©minine, voire de promouvoir l'Ă©galitĂ© salariale avec les hommes, pour endiguer le phĂ©nomĂšne de la prostitution notamment, les femmes furent trĂšs engagĂ©es dans la protection des populations impliquĂ©es dans les combats les clubs fĂ©minins regorgeaient d'ambulanciĂšres, de lingĂšres, de cantiniĂšres, volontaires pour porter secours aux populations en difficultĂ©. LĂ  encore, c'est la diversitĂ© des actrices en prĂ©sence dans ce mouvement social, et son caractĂšre volontiers horizontal qui est singulier et caractĂ©ristique. Une figure "hĂ©roĂŻque", nĂ©anmoins se distingue tout particuliĂšrement Louise Michel, Ă  la fois institutrice, oratrice, et soldate, ainsi qu'ambulanciĂšre elle sauva un communard sur la butte Montmartre, lĂ  oĂč naquit le mouvement communaliste, participa Ă  la sauvegarde des blessĂ©s place de la Concorde, lors de l'offensive de Thiers et des versaillais, pendant la semaine sanglante, et elle prit plusieurs fois le fusil, pour tuer des adversaires. À tel point que Victor Hugo lui consacra, en hommage, un poĂšme, "viro Major", la dĂ©crivant comme un Enjolras fĂ©minin volontaire et dĂ©terminĂ© dans la mĂȘlĂ©e parisienne. NĂ©anmoins, d'autres figures fĂ©minines s'illustrĂšrent pendant la Commune, comme la journaliste fĂ©ministe AndrĂ© LĂ©o, qui revendiqua l'instruction ainsi que la libertĂ© de la presse, et plus gĂ©nĂ©ralement la DĂ©fense des Droits et des LibertĂ©s, et faisant l'Ă©loge, dans "la sociale", son journal, des femmes prĂȘtant mains fortes aux combattants de la Commune. Ou encore Marguerite Tinayre, femme Ă©crivaine engagĂ©e, qui embrassa, pendant la Commune, la cause du socialisme. Ou encore Julie DaubiĂ©, engagĂ©e dans la Commune, et premiĂšre femme reçue au baccalaurĂ©at, ce qui tĂ©moignait de la volontĂ© des femmes de s'occuper de l'administration des choses, en s'Ă©levant par l'instruction, l'Ă©ducation. Enfin, du point de vue de la violence, le bilan est nuancĂ©, mĂȘme si l'on doit constater l'implacable rĂ©pression dont furent victimes les forces communardes par la contre-offensive versaillaise de Thiers, pendant la semaine sanglante, oĂč l'on compta entre "15 000 Ă  25 000 morts" communards, la plupart fusillĂ©s, comme ceux du mur des fĂ©dĂ©rĂ©s, au PĂšre La Chaise, notamment, ou encore la rĂ©pression qui marqua les combats Ă  La Butte aux Cailles, dernier bastion de RĂ©sistance. Certes, les communards ont commis quelques actes rĂ©prĂ©hensibles, comme les incendies qui occasionnĂšrent des dĂ©gĂąts Ă  l'hĂŽtel de ville, aux Tuileries, notamment, et quelques otages Ă©liminĂ©s, mais c'est sans commune mesure avec l'effroyable rĂ©pression qui s'en est suivie. 10 000 condamnations, notamment, des condamnations Ă  mort, des dĂ©portations en Nouvelle CalĂ©donie eurent lieu, comme celle de Louise Michel, qui trouva alors l'occasion d'exercer ses talents d'institutrices auprĂšs des populations indigĂšnes locales, en apprenant leur culture, proche de la Nature, et put ensuite revenir en France, aprĂšs l'instauration de la loi d'amnistie de 1880. Mais le mouvement communaliste se caractĂ©risa Ă©galement, du point de vue tactique et stratĂ©gique par un certain angĂ©lisme, que critiqua Marx, qui regretta que les communards, trop lĂ©galistes, ne rĂ©quisitionnent pas la banque de France, et prĂ©fĂšrent nĂ©gocier avec elle, ou ne marchent pas sur Versailles pour anĂ©antir et/ou neutraliser dĂ©finitivement leurs adversaires, donnant l'occasion Ă  ces derniers d'organiser la riposte et des reprĂ©sailles dĂ©cisives. Enfin, si la Commune fut un mouvement local, essentiellement parisien, il essaima briĂšvement en province Toulouse, Lyon, Narbonne, Saint Étienne, mais fut bien vite neutralisĂ©, par manque d'organisation, et du fait des manoeuvres insidieuses de Thiers. L'anniversaire des 150 ans de la Commune est donc l'occasion de rĂ©aliser un bilan et de reconstituer un tĂ©moignage historique exemplaire de ce mouvement social unique dans l'histoire du mouvement ouvrier, pour pĂ©rĂ©niser la mĂ©moire et la conscience citoyenne en France et dans le monde, en faveur de forces de progrĂšs et de transformations sociales. "Les communards" de Jean Pierre AzĂ©ma et Michel Winock, Le Seuil 1964, collection Tempus, 1 volume, 187 p."Les PĂ©troleuses", d'Édith Thomas, Gallimard 1963, collection Folio histoire, 1 volume, 394 p.
Types) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation Titre(s) : 150 ans, 1871-2021 [Texte imprimé] : 150e anniversaire de la Commune de Paris : histoire, mémoires, combats, débats / [publié par l'Institut de recherches et d'études de la libre pensée] Publication : Paris : IRELP, impr. 2021 Impression : 92-Montrouge : Impr.
En 2021, le cent cinquantiĂšme anniversaire de la Commune de Paris s’il n’a fait l’objet d’aucune cĂ©lĂ©bration de l’État, a Ă©tĂ© marquĂ© par un myriade d’initiatives dans toute la France. Dans le Cher l’anniversaire de cet Ă©vĂ©nement historique a Ă©galement suscitĂ© l’intĂ©rĂȘt du public grĂące Ă  de nombreuses initiatives organisĂ©es par l’association Les amis berrichons de la Commune et de quelques autres dans les villes et les villages du dĂ©partement. Comme l’unique quotidien local d’informations ne s’y est guĂšre intĂ©ressĂ©, il m’a semblĂ© utile de vous prĂ©senter ce petit bilan. Les participants et les organisateurs de ces diverses rĂ©unions aimeront sans doute se reconnaĂźtre dans cet anniversaire qui a rĂ©uni plus de huit cents personnes dans le Cher. En voici un janvier 2021 Ă  Vierzon. CommĂ©moration de la naissance d’Édouard Vaillant 29 janvier 1840. 20 personnes mai au 30 juin, Bourges. Cycle de 7 confĂ©rences “Les mercredis de la Commune” organisĂ© par l’Institut d’Histoire Sociale CGT et Les amis berrichons de la Commune. Avec Michel Pinglaut, Jean-Marie FaviĂšre et Jean-Pierre Gilbert. Total 140 personnes juin, Vierzon. Les Communes de province, confĂ©rence par Jean-Louis Robert, historien, professeur Ă©mĂ©rite Ă  l'universitĂ© Paris I, prĂ©sident de l'Association Les Amis de la Commune. 50 personnes juillet, Baugy. JournĂ©e Gabriel Ranvier. 20 personnes juillet au 25 aoĂ»t, Villabon. Cycle de 7 confĂ©rences “Les mercredis Gabriel Ranvier” avec Michel Pinglaut et J-P Gilbert. Total 140 personnes aoĂ»t, Le ChĂątelet. La Commune de Paris, causerie de Michel Pinglaut. 35 personnes janvier Ă  novembre, prĂ©sentation du livre La Commune et les communards du Cher par Jean-Pierre Gilbert La Borne, Pigny, Subligny, Tour de Vesvre, Morogues, Henrichemont, Bourges. 8 sĂ©ances avec 160 personnes septembre, Vierzon. Parcours Ă  vĂ©lo dans la ville sur le thĂšme des rues consacrĂ©es aux hĂ©ros de la septembre Bourges. Lecture sur Ferdinand Gambon aux Archives dĂ©partementales du Cher par Michel Pinglaut. 20 octobre. Auditorium des Archives dĂ©partementales du Cher, prĂ©sentation de La Commune et les communards du Cher, avec JP Gilbert, Michel Pinglaut, Lili Lafay, Gilles MagrĂ©au. 60 personnes novembre, Bourges. Le Hublot. La Commune en textes et en chansons avec “Les drĂŽles de zigues”. 100 personnes novembre, Baugy. Plantation d’un cerisier en hommage Ă  Gabriel Ranvier natif de Baugy sur l’espace Gabriel Ranvier. 27 novembre, Saint-Florent. “Les femmes de la Commune” par Michel novembre, Vierzon. La Commune en chansons, La DĂ©cale. 75 personnes dĂ©cembre, Bourges. Le théùtre et la Commune, causerie de Michel Pinglaut. Ă  l’ pour faire bonne mesure, les deux cycles d’émissions de 50 minutes sur l’histoire et les personnages de la Commune sur Radio rĂ©sonance du 5 janvier au 6 juin, et du 7 septembre au 21 dĂ©cembre. Par Michel Pinglaut avec divers invitĂ©s. Au total, le cent cinquantiĂšme anniversaire de la Commune de Paris, en une quinzaine d’initiatives dans le Cher a rassemblĂ© 850 personnes environ. Il fallait bien ça pour cĂ©lĂ©brer cet Ă©vĂ©nement majeur de notre histoire comme la rĂ©volution de 1789, les “Trois glorieuses” de 1830 et la rĂ©volution de 1848. Les Ă©vĂ©nements organisĂ©s dans le Cher sans aides ni subventions ont fait connaĂźtre cet Ă©pisode rĂ©volutionnaire mĂ©connu et pourtant d’une grande importance historique pour tous les Français. En effet, la Commune a mis en Ɠuvre des idĂ©es nouvelles qui prĂ©figurent les grandes lois sociales et rĂ©publicaines de l’époque moderne.> Image en haut de page. C’est le Vierzonnais Auguste Okolowicz qui accroche un drapeau rouge au sommet de la colonne de la Bastille le 28 mars 1871, jour de la proclamation de la Commune. 150eAnniversaire de la commune de Paris 1871. 90 likes · 30 talking about this. Manifestation commĂ©morative regroupant de nombreuses activitĂ©s, Manifestation commĂ©morative regroupant de nombreuses activitĂ©s, CommuniquĂ© commun du NPA, de l’UCL et de la LP du Var À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris 18 mars – 28 mai 1871, la Libre pensĂ©e, le Nouveau parti anticapitaliste et l’Union communiste libertaire appellent Ă  un rassemblement le samedi 12 juin Ă  14h, place de la Commune de Paris Ă  LA SEYNE-SUR-MER Ă  l’angle du 36 avenue de la Commune de Paris et du 75 rue Gustave Courbet. Il ne s’agit pas simplement pour nous de commĂ©morer la premiĂšre tentative de rĂ©volution prolĂ©tarienne de l’histoire Ă©crasĂ©e dans le sang, mais bien de souligner ce qui fait aujourd’hui l’actualitĂ© de la Commune l’émancipation des femmes union libre, suppression de la distinction femmes mariĂ©es / concubines, autorisation du travail des femmes, l’internationalisme plusieurs Ă©lus Ă©trangers, la laĂŻcitĂ© sĂ©paration de l’Église et de l’État, Ă©cole gratuite et obligatoire, laĂŻcisation des Ă©coles religieuses, l’émancipation du peuple suffrage universel, proclamation du peuple en armes, mise en cause du pouvoir patronal et des inĂ©galitĂ©s sociales
. Bien des revendications Ă©noncĂ©es par la Commune sont encore au cƓur des mobilisations aujourd’hui, qu’elles soient fĂ©ministes, sociales ou dĂ©mocratiques. Soyons nombreuses et nombreux le 12 juin place de la Commune de Paris oĂč se tiendra ce rassemblement
 Nous nous rassemblerons pour cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire de celles et ceux qui ont tentĂ© de changer le monde et nous Ă©changerons librement sur les enseignements qu’il faut tirer de leur lutte. Parce qu’aujourd’hui comme en 1871, le renversement du capitalisme est toujours Ă  l’ordre du jour. La Commune n’est pas morte !

Lesécrivains, George Sand et La Commune de Paris Publié le 14/05/2021 à 11h14 - Par Catherine Pontier Dans le cadre des célébrations en l'honneur du 150e anniversaire de la Commune de Paris, les Amis de la Commune de Paris Indre en Berry confirment que la table ronde, prévue à l'origine le 18 avril, aura bien lieu dimanche 30

La Commune de Paris a 150 ans. Le 18 mars 1871, le peuple de Paris se soulevait contre le gouvernement français. Cet Ă©pisode historique mĂ©connu fut l’ébauche de nombreuses avancĂ©es sociales et dĂ©mocratiques avant d’ĂȘtre rĂ©primĂ© violemment. Mardi 11 mai suivez en direct Ă  12h00 Vernissage de l'exposition - 14h00 Rencontre dĂ©bat avec la prĂ©sence de MichelĂš Audin - Ludivine Bantigny - Roger Martelli Une expĂ©rience inĂ©dite de gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. AchevĂ©e dans le sang, l’histoire officielle ne retiendra de la Commune de Paris que la vision chaotique de l’évĂ©nement. Mais la Commune de Paris est avant tout une expĂ©rience politique et sociale inĂ©dite. Dans son programme du 19 avril 1871, la Commune rĂ©sume ainsi "La rĂ©volution communale, commencĂ©e par l'initiative populaire du 18 mars, inaugure une Ăšre nouvelle de politique expĂ©rimentale, positive, scientifique. C'est la fin du vieux monde gouvernemental et clĂ©rical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, de l'agiotage, des monopoles, des privilĂšges, auxquels le prolĂ©tariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses dĂ©sastres." En 72 jours, la Commune rĂ©alise une Ɠuvre sociale considĂ©rable. InspirĂ©e des expĂ©riences rĂ©volutionnaires prĂ©cĂ©dentes, les reprĂ©sentants de la Commune, Ă©lus dĂ©mocratiquement innovent et expĂ©rimentent des mesures politiques, sociales et sociĂ©tales modernes sĂ©paration de l'Église et de l'État, moratoire sur les loyers, possibilitĂ© pour les associations ouvriĂšres de constituer des coopĂ©ratives, interdiction du travail de nuit des boulangers, abolition des amendes et des retenues sur les salaires, adoption de la journĂ©e de 10 heures, Ă©galitĂ© salariale entre les institutrices et les instituteurs, droit au divorce pour les femmes, reconnaissance de la citoyennetĂ© aux Ă©trangers... L’Ɠuvre politique et sociale de la Commune, son esprit novateur dessinera les contours des nombreuses conquĂȘtes sociales pour amĂ©liorer les conditions globales des classes populaires au cours des dĂ©cennies qui l’ont suivie. Un Ă©pisode fondateur du mouvement ouvrier. Ces 72 jours ont marquĂ© l’histoire sociale et politique de la France. Le vĂ©ritable crime de la Commune, c’est d’avoir commencĂ© Ă  bĂątir une sociĂ©tĂ© qui ne repose plus sur la quĂȘte effrĂ©nĂ©e du profit et s’intĂ©resse d’abord au bonheur des uns et des autres. Tout ce qui appartient Ă  l’intelligence populaire et au partage des richesses est quelque chose qui fait horreur aux puissants », Ă©claire l’écrivain GĂ©rard Mordillat dans les colonnes du journal l’HumanitĂ©. Cette mise en chantier d’un monde nouveau rĂ©sonne avec d’autant plus de force 150 ans aprĂšs, que l’ambition de la Commune va Ă  l’inverse de toutes les rĂ©formes mises en Ɠuvre ses derniĂšres dĂ©cennies. C’est dans ce contexte que la CGT, avec son Institut d’Histoire sociale, organise une sĂ©rie d’initiative “ Comme un espoir mis en chantier” dont le coup d’envoi se fait le 11 mai Ă  Montreuil avec l'inauguration de l'exposition "les 72 jours de la Commune" suivi Ă  partir de 14h d'un dĂ©bat diffusĂ© en direct. zEOg9xv.